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... recense le gibier

Après avoir été une nécessité vitale, la chasse est aujourd’hui un sport de nature qui impose une gestion durable des espèces. Les chasseurs l’ont bien compris et c’est tout naturellement qu’ils participent aux opérations de dénombrements annuels. Ces suivis de populations contribueront à déterminer par la suite les prélèvements fixés par le Préfet.
Depuis une vingtaine d’années, la chasse s’inscrit dans la gestion durable des espèces. Soucieux de maintenir du gibier sur son territoire, le chasseur prélève les animaux en fonction de leur densité.
Pour cela des suivis de populations sont réalisés tous les ans par la Fédération des chasseurs avec l’aide de nombreux volontaires, chasseurs ou non.

Le recensement du gibier

Le gibier de plaine est recensé en fin d’hiver, entre la mi-février et la fin mars. Il s’agit de comptages nocturnes réalisés sur des circuits parcourus par un véhicule.
Cette méthode débouche sur des Indices Kilométriques d’Abondance (nombre d’animaux vus au kilomètre). Ainsi, d’une année sur l’autre, on en déduit l’évolution des populations (en hausse, stable ou en baisse).
En forêt, les comptages sont réalisés en avril-mai et diffèrent quelque peu en fonction des espèces et des habitats plus ou moins touffus.
En général, ils aboutissent sur une estimation des densités (nombre d’animaux aux 100 hectares).
Au final, ces différents suivis de population permettent de fixer des prélèvements synonymes d’une chasse durable.

Attention, l’utilisation de sources lumineuses nécessite une autorisation préfectorale !

Le plan de chasse légal

Par exemple, cerfs, chevreuils, sangliers et lièvres sont soumis au plan de chasse légal. Il s’agit en fait d’un système de quotas officialisés par le Préfet.
Les chasseurs ne peuvent donc pas dépasser les attributions préfectorales. A l’inverse, ils sont tenus de réaliser un minimum d’animaux.
Pour d’autres espèces, comme la perdrix et le lapin de garenne, ce sont les chasseurs eux-mêmes qui fixent les prélèvements sur les conseils de la Fédération.

Le baguage des bécasses

La gestion des oiseaux migrateurs ne peut pas se faire à l’échelle d’un département. Au niveau national, gibier d’eau et gibier migrateur font l’objet de recensements simultanés en fin d’hiver et au printemps sur les sites de grande réputation. Les chasseurs y participent activement avec les instances officielles.
Certaines espèces sont sujettes à des suivis plus rigoureux. Par exemple, le baguage des bécasses, réalisé par les techniciens de la Fédération des Chasseurs, permet au Muséum National d’Histoire Naturel de connaître plus précisément les migrations et les comportements propres à cette espèce… 

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