La faune sauvage est sensible aux aléas climatiques et davantage encore aux maladies. Certaines sont transmissibles à l’homme, ce qui nécessite une surveillance permanente. Le chasseur, arpentant la campagne et la forêt, est un des piliers majeurs de cette surveillance sanitaire. Le chasseur n’a pas d’intérêt à tirer sur tout ce qui bouge. Au contraire : il souhaite continuer à chasser et préserve davantage le gibier qu’il n’en prélève. C’est d’ailleurs à son initiative, et à celle de l'Office nationale de la Chasse et de la faune sauvage, qu’un réseau de surveillance sanitaire de la faune sauvage a vu le jour. Surveiller pour AGIR
Créé en 1986, le réseau SAGIR (Surveiller pour AGIR) est le système de surveillance sanitaire de la faune sauvage nationale. Son premier objectif est la mise en évidence des principales causes de mortalité de la faune sauvage afin de proposer des mesures pour les éliminer ou en réduire l’impact. Ce réseau débouche sur une meilleure connaissance de la pathologie de la faune sauvage et de son impact sur les populations. Le chasseur en est le premier pilier : c’est lui qui surveille et qui informe les responsables du réseau lors de découverte de cadavres ou d’animaux mourants en vue de les faire analyser. Les coûts des analyses incombent principalement aux chasseurs par le biais de leur fédération départementale. Plus de 3 500 analyses sont réalisées chaque année sur diverses espèces. La part des espèces non-gibier augmente chaque année. Grippe aviaire
Le chasseur est également un maillon dans la chaîne de surveillance de la grippe aviaire. Les oiseaux migrateurs, essentiellement les anatidés, sont les proies d’une attention particulière. C’est encore une fois le réseau SAGIR qui est sollicité dans le cadre de cette mission d’utilité publique. De plus, les appelants utilisés à la chasse (donc en contact direct avec les oiseaux sauvages) sont obligatoirement écouvillonnés : les excréments sont analysés pour savoir si les oiseaux sont porteurs ou non du H5N1.
Favoriser la survie hivernale
Le chasseur est également sensible à la survie des espèces lors de conditions climatiques critiques : la neige et le gel prolongé peuvent être dévastateurs sur leurs effectifs. Par temps de neige, seule la chasse du grand gibier est autorisée ; et en cas de gel prolongé, la chasse du gibier d’eau est suspendue. Mais bien au-delà de ces restrictions réglementaires, le chasseur va favoriser la survie hivernale de la petite faune par des apports de nourritures et de couverts protecteurs. Ainsi, tout au long de ces jours de disette, des agrainoirs permettent une distribution supplémentaire de grain qui aide à la fabrication de graisses et à lutter contre le froid. Des couverts, essentiellement des jachères et des cultures à gibier, sont implantés avec l’aide des agriculteurs pour lutter contre le vent et la neige… … et ceci favorise la survie de toute la faune, chassable et protégée ! |